Friday{2}January 2009
Il faut bien mourir de quelque chose… ou pas !
Premier post de l’année. Certains ont pensé à prendre des résolutions et vont peut-être même essayer d’en respecter. S’il y en a qui ont décidé de faire plus attention à la qualité de leur alimentation (et j’en connais), voici une info qui fout vraiment les boules et qui devrait les aider à s’y tenir:
Un français absorbe chaque année en moyenne 1,5kg de pesticides dans son alimentation.
Le petit livret vert pour la Terre, Fondation Nicolas Hulot.
1,5kg… 1,5kg… Wow! Ça fait presque froid dans le dos. Bon, OK, mais ça veut dire quoi?
C’est vraiment dangereux ou… ?
De par leur composition, certains produits employés dans l’agro-alimentaire - les organochlorés par exemple - sont proches des hormones humaines et provoquent entre autre des dérèglements du système immunitaire. Mais pas seulement: beaucoup de produits, dont les effets ne sont pas encore tous connus, sont neurotoxiques et tératogènes. Neurotoxique, on a tous entendu ce mot dans des films de guerre et on a une vague idée de ce dont ils sont capables: les neurotoxiques ont des conséquences sur le fonctionnement des neurones et des neurotransmetteurs (une substance chimique qui transmet l’information d’un neurone à l’autre). D’où problèmes nerveux, neurologiques (autisme, dépression…) et mentaux. On sait par exemple que les cas d’autisme par pays sont proportionnels aux doses de pesticides utilisés.
Les substances tératogènes, elles, sont responsables du développement anormal des cellules embryonnaires: malformations fœtales, congénitales… On passe les détails sur les problèmes de stérilité et de la qualité de vos petites cellules reproductrices…

Qu’il faille nettoyer ses fruits et légumes à l’eau claire, ça semble évident mais un simple rinçage n’est souvent pas suffisant: il faudrait laisser tremper le fruit dans de l’eau tiède quelques minutes et le frotter, délicatement mais correctement, bien que de toute façon une petite quantité de pesticides restera sur la peau et sera de toute façon déjà passée dans l’aliment…
Un exemple parmis d’autres? Le raisin.
Parce que très sensible aux maladies et champignons, les vignes sont traitées aux fongicides et pesticides une vingtaine de fois par saison (comme pour les poires et les pommes: ayant travaillé dans un verger, je sais de quoi je parle).
En octobre 2008, 5 ONG européennes ont analysés 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive et destinés à 16 enseignes de supermarchés différents. Les résultats globaux de cette enquête ne sont pas rassurants:
- 99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides, soit 123 des 124 échantillons testés. (Et donc, seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides; C’est peu);
- 20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents;
- 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production;
- Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l’OMS;
Ha tiens, vous saviez qu’on faisait du vin avec le raisin? Je vous laisse imaginer que lui non plus n’échappe pas à la règle…
Les fraises, pêches, nectarines et prunes seraient également particulièrement concernées par ces histoires de pesticides. Et elles, il vaudrait mieux carrément leur enlever la peau (à une… fraise ???). Le problème, c’est que la peau est une source importante de vitamines…
Sinon, on trouve également des résidus de pesticides dans la viande, les œufs, les produits laitiers…
Bref, on n’est pas sorti…
Mais les solutions existent et sont de plus en plus à la portée de tout le monde: les aliments bio.

Le sujet est trèèès vaste, avec ses défenseurs et ses sceptiques. Pour en être partisan, j’avoue qu’il manque parfois un peu d’infos à propos de l’origine exacte des aliments bio: une petite étiquette informative dans le linéaire du bioshop ou une URL sur l’étiquette du produit ne seraient pas superflus. Mais dans le doute, moi je dit: ne prenons pas le risque de nous intoxiquer encore plus (ça fera l’objet d’un prochain article à propos de la campagne DetoX menée par le WWF), parce qu’ici, je ne parle que des pesticides dans l’alimentation…
Je passe aussi sur le fait que les pesticides font disparaître chaque année des dizaines d’espèces d’insectes, perturbant des éco-systèmes entiers, les colonies d’abeilles et la nutrition des oiseaux…
Ça aussi, on pourra en reparler en temps utiles… Revenons à la bonne bouffe:
Des bioshops, il y en a qui fleurissent un peu partout (une adresse dans le centre de Bruxelles? Au 66, Rue des Chartreux, dans le prolongement de la rue du Greenwich pour ceux qui connaissent). Mais les supermarchés, car il y a une demande croissante, s’y sont mis aussi depuis 2 ou 3 ans. Je ne suis absolument pas fan ni très convaincu des produits de chez Carrefour (qui manque surtout d’honnêteté en surfant sur la vague bio actuelle), par contre Delhaize a un bel assortiment en fruits et légumes, viandes fraîches (et ce compris poissons), céréales, jus divers et alimentation en général. Le vin bio ne rivalise pas encore avec les grands cru, mais certains se démerdent pas mal !

Un assortiment de produits bios du Delhaize:
en plus, l’identité visuelle est vraiment bien tapée,
ce qui rajoute du plaisir sur ma table de graphiste !
Le plus important, c’est d’être conscient des dangers (I repeat: des dangers) et surtout d’agir pour changer ses mauvaises habitudes. Vraiment.
Et parce qu’on oublie facilement (I repeat): 1,5kg…
Cette année, ça passera encore par vous?
- Sources: Forum “nutrition” sur Doctissimo; Alimensonges;
- La partie “alimentation saine” sur le site de Delhaize. Et puis d’autre pages très intéressantes;
- Images: l’avion, les cans, l’assortiment bio






