Saturday{1}November 2008
Voir Firenze et ses mauvais commerçants…

Voilà, j’ai vu un petit coin de Toscane: Florence n’est pas une très grande ville finalement, et on se rend très facilement d’un coin à l’autre.
Mon hotel était pas mal situé, dans une petite rue en plein centre. Et même si “mes” immenses fenêtres à simple vitrage donnaient directement sur une rue fréquentée, ça ne m’a pas empêché de me retaper. (La prochaine fois, je demanderai quand même une vue sur le jardin intérieur…)

Le guide Lonely Planet m’a été relativement utile concernant les détails pratiques, mais j’ai vite rencontré des Italiens (et de charmantes Italiennes) avec qui j’ai pû discuter et me faire conseiller judicieusement;
Tout d’abord, évitez les restaurants conseillés dans les guides (même le Lonely Planet): préférez les endroits typiques du quartier d’Oltrarno, de l’autre côté de l’Arno et du centre de Firenze, dont les vitrines ne payent pas de mine à priori, : j’ai eu un bien meilleur service que dans les restaurants plus modernes (et touristiques) que j’ai testé les premiers jours.
Aussi, j’ai passé quelques fins d’après-midi et de loOOOongues heures dans le cafélibria Lacite (un café librairie calme où on peut danser le tango tous les mercredi soirs) et au Chiaroscuro (un salon de dégustation chic), à m’enfiler cappuccino sur cafelatte avec des bouquins et de la bonne musique. Ces 2 endroits sont principalement fréquentés par les italiens biens logés du quartier: discutions politiques entre étudiants à lunettes et costumes élégants font partie du cadre. Et autant le prix de l’espresso est modique dans le cafelibreria (80 cents) autant il peut être élevé dans le second;
Par contre, hormis ces 2 endroits et la Trattoria Anguiolino, j’ai surtout été marqué par le manque de service, voire l’impolitesse complète de certains commerçants! A la poste, je me suis presque fait insulter par un fonctionnaire qui s’énervait parce que je ne comprenais pas ce qu’il voulait avec “Otto !!! OTTO!!! OTTOOOO!!!“ (en fait, c’était pas “8″ mais 80 cents qu’il voulait. De toute façon, je me suis pas laissé faire et lui ai rendu.. la monnaie de sa pièce), les cafeterias du centre sont pour la plupart tenues par des gérant qui jettent littéralement la monnaie sur le comptoir sans un prego. Et pourtant, je faisais des efforts hein ! je m’exprimais la plupart du temps en italien (avec l’aide de mon pote Harrap’s), ou quand je n’y arrivais pas, en anglais.
Alors un soir, alors que je réglais mes 3 heures et demi de glandouille et mes 14 litres de cappuccino dans un café, j’ai engagé une discussion avec Emiliano, et de lui demander pourquoi ce manque de politesse: est-ce qu’ils n’aiment pas les touristes? La réponse fut plus nuancée que ça:
Well, you see, here in the shops most of the sellers don’t care about the service: there is so much tourists that they don’t need to be kind with you. They don’t care, they don’t mind, ’cause they know there’ll always be other people coming to them after you. It’s not exactly because you’re a tourist, it’s because you are a tourist AND that the sellings will continue, with or without you.
It’s true that usually, americans are not really welcome here in Firenze. But you are not, you don’t look like an american. Anyway, don’t speak in english: try and continue in italian, as you did here, or in French! Really, french is better than english, you’ll see!”.
Emiliano,
Chiaroscuro Mokaflor - 29/10/08
Traduction approximative: “Ouais, tu vois, en fait les commerçants s’en fichent du service: il y a tellement de touristes ici qu’ils n’ont pas besoin d’être sympa avec toi. Ils s’en foutent, parce qu’ils savent qu’il y aura toujours du monde après toi. C’est pas tellement à cause du fait que tu sois touriste, c’est parce que tu es touriste ET qu’ils savent que les ventes vont continuer, avec ou sans toi.
Mais il est vrai qu’en général, les américains ne sont pas les bienvenus ici. Bon, toi tu n’en est pas un, ça se voit tout de suite, mais alors ne t’exprime pas en anglais: essaie en italien, comme tu l’as fait ici, ou alors en français! Vraiment, mieux vaut le français que l’anglais, tu verras!”
Et il a raison je crois: même si je ne me suis pas beaucoup exprimé en français (parce que j’aime pas ça si c’est pas la langue nationale du pays), j’avais remarqué que très peu de commerçants connaissent/ pratiquent l’anglais. Même ceux de ma génération. Mais à côté de ça, la plupart aussi s’en fout que tu fasses l’effort de t’exprimer dans leur langue…
Allez, en vrac:
- Le David a vraiment des mains IMMENSES et disproportionnées! C’est pas visible sur photo, mais sur place, j’ai pû m’en rendre compte. Explication: la sculpture aurait dû être placée en hauteur dans la cathédrale, et ses proportions auraient été visuellement correctes. Ce qui n’est pas le cas dans la Galleria dell’Accademia

(ouuuuh, une photo volée malgré les vigilants gardiens du musée. C’est dangeweux !).
- Ha oui, et le David en face du Palazzo Vecchio n’est pas l’original;
- Pourtant immense fan de Sandro Botticelli, ce sont finalement des oeuvres de Bronzino et… de maîtres flamands (sic!) qui m’ont le plus marqué. OK, c’est subjectif, mais je pense qu’il est inutile de se précipiter pour aller voir la Naissance de Vénus, d’autant que les nombreuses sales du musées peuvent être visitées tranquilement en 4 ou 5 heures. Et allez-y plutôt le matin ou aux alentours de 13h pour éviter les groupes accompagnés;
- Toujours à propos des musées: réservez vos billets pour la Galleria degli Uffizi et la Galleria dell’Accademia un jour à l’avance: vous éviterez de (très) longues files et pourrez toiser d’un sourire narquois les autres visiteurs qui attendent, eux. Hrhrhrhr !
- Logez dans un bed & breakfast, et allez prendre vos repas à l’extérieur: le petit dej’ dans une cafeteria, et le soir, enfilez-vous antipasti, primi et secondi dans un restaurant du quartier d’Oltrarno;

- Si vous rammenez du café - probablement la seule chose intéressante à acheter là-bas, avec les panforte - achetez-le dans un endroit digne de ce nom, et précisez bien le type de machine dans lequel il sera préparé: le café ne sera pas moulu de la même manière pour une machine americana (la cafetière type du bureau, avec filtre en papier), à espresso (haaa, je suis content/ fier d’avoir une Gaggia), ou moka (type Bialetti, vous savez, ces petites cafetières octogonales en métal…);
- La bière n’est pas terrible. Vraiment. Et en plus, quasiment impossible à trouver à emporter après minuit, d’après ce que j’ai compris à cause de la législation (si comme moi vous en cherchez, essayez chez le vendeur de Kebab du coin et planquez-les dans votre sac pour éviter les soucis); Par contre et évidement, le café est à consommer sans modération: là-bas, même dans la plus modeste cafeteria, on vous sert un véritable nectar. OK, ce n’est pas un scoop, mais même ceux qui ne sont pas de grands amateurs devraient apprécier la manière dont est préparé le cappuccino (avec de la mousse de lait évidement, et pas avec de la crème fraîche comme dans le café de la gare de Namur…); Ha, et le pain non plus n’est vraiment pas terrible…
- Essayez de rencontrer des gens ou de discuter avec eux: ça donne tout de suite une autre dimension au séjour…
Allez, retour au programme de la rentrée: hier, il neigait à Zurich, et j’ai été surpris par la différence de température. Je bois un café à la fenêtre de ma rue, venteuse et sombre…
à quand les autres photos de la belle Italie?
J’ai été rechercher quelques négas vendredi passé. Reste à scanner tout ça…
Pour les numériques, va falloir que je fasse un peu de tri et une sélection: je suis en retard…
Mais je posterai, promis, Little Mermaid